1. Stylisme & modélisme

    Paris

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    “Après des études d’arts et une spécialisation dans le design de mode, j’ai travaillé comme costumière dans le cinéma, puis en tant que styliste au sein de différentes maisons parisiennes. J’aime ce métier car il me permet de travailler avec des personnes aux savoir-faire uniques, j’aime aussi l’attention et l’exigence qu’on porte au moindre détail. J’ai rejoint le projet LRT sans hésiter car c’est un projet nourri de valeurs auxquelles j’adhère et d’une volonté de proposer une autre manière de consommer.”

    Gaëlle, styliste et Directrice Artistique de La Révolution Textile
  2. Culture du lin

    Nord de la France & Belgique

    Notre filateur, Safilin, s’approvisionne dans diverses usines de teillage françaises et belges (85% de France et 15% de Belgique). Il nous a transmis les coordonnées de la coopérative qui lui fournit une grande partie des fibres de lin. Terre de Lin est une coopérative située en Normandie, à Saint-Pierre- le-Viger.

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    La coopérative Terre de Lin existe depuis les années 50. Elle représente aujourd’hui 650 adhérents liniculteurs (qui cultivent le lin sur une superficie totale de 12000 ha) et 240 salariés. La coopérative est présente sur l’ensemble des activités de la production de lin textile, de la création variétale, la production de semences à la production de fibres de lin. Pour favoriser une bonne qualité de fibre, le lin ne sera idéalement cultivé sur une même parcelle que tous les 7 ans.

    On ne le sait pas assez mais la France est le 1er producteur de fibres de lin (2ème en surface cultivée) au monde ! La zone de culture est plutôt étroite car elle s’étend de la Normandie au Nord de la France, de la Belgique et des Pays-Bas. Il existe d’autres pays cultivateurs de lin (Europe de l’Est, Chine) mais la qualité est loin d’être aussi belle et le rendement reste assez faible. Le lin requiert un climat et un terroir très particuliers, comme le vin et n’a pas besoin d’être irrigué. Il ne nécessite que très peu, voire aucun produit chimique pour sa culture.

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    Le semis

    Semée au Printemps, de fin février à fin mars selon les régions, la plante met 100 jours pour atteindre une hauteur d’environ 1 mètre.

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    La floraison

    Au mois de juin, la durée de vie d’une fleur n’est que de quelques heures : elle s’épanouit le matin et fane vers midi. Aucun apport supplémentaire en eau n’est nécessaire. La culture du lin est une culture raisonnée, très respectueuse de l’environnement : l’agriculteur vient régulièrement observer sa parcelle et n’intervient que si nécessaire.

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    L'arrachage

    Lorsque le lin est « mûr », vers la fin du mois de juin, on ne fauche pas le lin, on l’arrache ! Les tiges de lin arrachées sont ensuite déposées au sol.

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    Le Rouissage

    Les tiges resteront exposées aux intempéries et au soleil quelques semaines, afin de permettre le rouissage, étape indispensable avant le teillage du lin. C’est l’alternance de pluie, de soleil et de vent qui permet au lin de rouir. Cette étape naturelle de transformation de la plante en fibre permet le développement d’enzymes (champignons) présentes sur le sol qui désagrègent le ciment végétal de la plante afin de faire ressortir la fibre. La réussite du rouissage détermine fortement la qualité de la fibre. Cette étape demande plus que jamais une présence, une réactivité et un savoir-faire du liniculteur. La culture du lin est une culture risquée. Chez TERRE DE LIN, on cultive avant tout la passion du lin. Le rouissage terminé, il est temps de rentrer le lin.

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    L'Enroulage

    Le lin est enroulé à l’aide de matériel spécifique, les enrouleuses. TERRE DE LIN veille à ce que les ficelles utilisées à l’enroulage soient des ficelles en lin, afin de ne pas polluer les étapes ultérieures chez le filateur puis chez le tisseur : le plastique peut notamment gêner les opérations de teinture.

    Le lin est une fibre d’exception, onéreuse, mais qui cumule à lui seul une multitude de bienfaits pour la santé et la peau – Le lin : une fibre 100% éco responsable. C’est une culture raisonnée très respectueuse de l’environnement qui nécessite une observation et une présence régulière du liniculteur sur sa parcelle ; il ne nécessite pas d’arrosage et toutes les opérations de transformation (teillage, peignage, filature, tricotage) sont mécaniques. Et comme si ça ne suffisait pas, il permet même d’améliorer la qualité du sol pour les cultures suivantes !

    Pour en savoir plus sur le Lin

    Les acteurs de la filière parlent de cette fibre exceptionnelle dans cette très jolie vidéo réalisée par la CELC. La Communauté Européenne du Lin et du Chanvre est l’unique organisation fédérant des entreprises européennes de production et de transformation du lin et du chanvre.

  3. Teillage du lin

    St-Pierre le Viger

    Le teillage est une opération spécifique au lin qui consiste à transformer la plante en fibre. L’un des fournisseurs en fibres de notre filateur est Terre de Lin, situé en Normandie. Les 650 agriculteurs adhérents de la coopérative Terre de Lin sont tous propriétaires de la coopérative. Les 6 usines de teillages sont situées à proximité des lieux de culture du lin. Toutes les opérations du teillage sont mécaniques (aucune transformation chimique). Et en plus, il n’y a pas de déchet dans la tige, rien n’est jeté, tout sera utilisé. Le lin est la fibre écologique par excellence !

    De la plante de lin à la fibre

    Deuxième grande étape du circuit de fabrication des vêtements La Révolution Textile, le teillage est l’opération qui permet la transformation de la plante de lin en fibre. Cette étape est particulière au lin, et comme le rouissage, elle requiert des compétences d’expert ainsi qu’une connaissance parfaite de la plante.

    Dans la tige, on retrouve les fibres longues (25% en volume), qui sont les fibres de meilleure qualité, celles que La Révolution Textile utilise pour confectionner ses vêtements et les fibres courtes (10%), que l’on retrouve par exemple dans les vêtements fabriqués avec des mélanges de matières (ex. lin-coton). Le bois, au centre de la tige, représente 50%. Il va servir à fabriquer de l’aggloméré ou de la litière (par exemple pour les chevaux) ou du paillage horticole. Dans les 18% restants, on retrouve de la poussière, valorisée comme engrais naturel pour les champs, et les graines, qui sont extraites pour fabriquer de l’huile pour fabriquer des peintures.

    Le teillage : la séparation mécanique des différents constituants de la plante & notamment la fibre longue du lin, appelée filasse.
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    Le déroulement

    Pour commencer, les adhérents livrent leur lin à l’usine sous forme d’énormes balles de 260 kgs. Chaque parcelle est identifiée et donnera un N° de lot au teillage. Ainsi le lin issu du teillage est-il totalement tracé depuis la parcelle.

    Les balles sont ensuite étalées à plat. Les opérateurs contrôlent l’épaisseur de la nappe afin d’assurer un teillage régulier. Lors du teillage, les fibres longues sont séparées des étoupes, anas et graines.

    Un opérateur trie les fibres longues. En particulier, il écarte les fibres mal rouies. Ces dernières seront utilisées pour un autre usage (ficelle, …). En bout de chaîne, l’enrouleuse permet de faire des balles de fibres d’une centaine de kgs qui seront envoyées chez les négociants ou les filateurs.

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    Afin de faciliter la sélection des fibres pour les clients, les lots de fibres sont ensuite classées sur la base d’une méthode de classification organoleptique qui repose sur 5 critères : la force, la finesse, la nature, la couleur et l’homogénéité. Cette classification permet ensuite non seulement d’évaluer la qualité de la fibre, mais aussi d’établir son prix pour le client, et la rémunération de l’adhérent. Cette méthode a été établie dans un souci de rigueur et d’équité. Chaque producteur adhérent est en effet rémunéré en fonction de la qualité de sa production.

    En conclusion, encore une fois on a pu observer que toutes ces étapes sont mécaniques, il n’y a pas d’intrant chimique ni de besoin en eau dans le processus, contrairement à la transformation des fibres artificielles ou du coton. Ce qui fait du lin l’une des fibres les plus respectueuses de l’environnement. Il n’y a pas de déchet dans la tige, rien n’est jeté, tout a son utilité – aussi simple soit elle ! C’est un argument supplémentaire d’importance : le lin est la fibre écologique par excellence !
  4. Filature du lin

    Sailly-sur-la-Lys & Kaunas (PL)

    La filature du lin est réalisée par Safilin, dont le siège social est à Sailly-sur-la-Lys (Pas de Calais). La filature, créée en 1778, a délocalisé ses unités de production en Pologne au début des années 2000 (à Szczytno et Milakowo) pour résister à la concurrence chinoise. 40% de la production de fil européen provient de ses usines.

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    Une quinzaine d’employés travaillent en France alors qu’ils sont 650 en Pologne. La qualité de leur fil provient entre autre de la proximité historique, géographique et relationnelle avec les cultivateurs et teilleurs de lin dont la majorité se trouve dans le Nord de la France. 85% de leurs fibres de lin sont issues de France et 15% de Belgique.

  5. Tricotage du tissu

    Barcelos

    Notre tricoteur du tissu pour les t-shirts est LIMA, une belle usine toute neuve, située à Barcelos, à 60 kms de Porto. C’est une société dynamique qui emploie 60 personnes et est spécialisée dans le tricotage circulaire (jersey). Elle possède aujourd’hui 100 machines de tricotage. Nos t-shirts sont exclusivement tricotés avec du fil filé par Safilin, une entreprise certifiée Oeko-Tex.

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    Une machine de tricotage en fonctionnement

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  6. Teinture du tissu

    Porto

    L’usine qui fait la teinture de nos t-shirts est située à Porto. RONUTEX emploie 69 personnes et existe depuis 30 ans. Nous y sommes accueillis par le PDG ! Notre tissu de lin est teint en rouleaux puis lavé dans de grandes cuves. Il est ensuite stabilisé et séché puis adoucit (finissage). Les pigments sont achetés en Allemagne ou en Italie. En plus d’Oeko-Tex, la société est certifiée ISO 14000.

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  7. Confection des modèles en jersey

    Barcelos

    L’usine qui a confectionné nos modèles est située à Barcelos, à côté de Porto. SOMALIA a été créée en 1974 et emploie 64 personnes. Les rouleaux de tissus sont lavés, coupés puis cousus en t-shirts. Chaque métrage est optimisé pour avoir le moins de chutes possible. C’est une belle usine, claire, calme, avec des ouvrières concentrées et souriantes. L’usine travaille surtout pour de grandes enseignes internationales mais a été aussi très disponible pour nos commandes.

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  8. Sérigraphie du Logo

    Barcelos

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    L’usine de sérigraphie est située à Barcelos, à deux pas de l’usine de confection. MEINACOR a été créée en 1990 et emploie 70 personnes. L’usine est immense et possède de nombreuses machines. Elle est incroyablement propre et calme pour une usine de sérigraphie ! Nous y voyons des sérigraphies sur des t-shirts de grandes marques… Tout est trié et recyclé et tout est certifié Gots ou Oeko-Tex.

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  9. Fabrication des boutons

    Jura

    Les boutons en bois de nos vêtements sont fabriqués par la société BROCHOT. Créée en 1958, BROCHOT est resté une entreprise familiale et elle emploie aujourd’hui 30 salariés.

    Dans les années 80 l’entreprise a fait évoluer ses équipements pour passer de l’artisanat à une production industrielle. Ses produits sont vendus à travers le monde et BROCHOT propose plus de 1000 produits uniques ! Les boutons choisis pour nos collections sont en buis issu des forêts locales : Jura et Ain et sont fabriqués dans leur usine du Jura. Nos boutons sont conformes à la législation REACH en vigueur dans les pays européens.

  10. Fabrication des enveloppes

    Forest sur marque

    Les enveloppes sont fabriquées chez Pocheco, usine remarquable située dans le Nord, à la pointe de l’écologie que vous pouvez découvrir dans le film Demain.

  11. Fabrication de la ficelle

    Guebwiller

    La ficelle est issue de fibres de lin cultivé en France et transformé chez Meyer-Sansbœuf en Alsace.

  12. Fabrication du papier kraft

    Mimizan

    Le kraft est fabriqué dans les Landes par l’usine Gascogne SA, spécialiste du kraft naturel non blanchi depuis 1925. Il est recyclable et biodégradable.

  13. Fabrication des cartonnettes

    Toulouse

    Les cartons, les petites enveloppes et les tampons sont tous fabriqués à Toulouse et certifiés.