Le mois d’Avril est de plus en plus chaud avec une hausse alarmante de 0,61°C en dix ans

La température moyenne au mois d’avril a augmenté de +0,61°C en dix ans, faisant de ce mois l’un des plus chauds entre les périodes 1981-2010 et 1991-2020. Cette hausse inquiète les arboriculteurs qui voient depuis plusieurs années leurs arbres fruitiers fleurir toujours plus tôt au printemps et subir ensuite de plein fouet des épisodes de gel tardif.

Une augmentation significative de la température

En comparant les deux périodes de référence (1981-2010 et 1991-2020), on constate que la température moyenne en avril a connu une hausse considérable de +0,61°C. Cette tendance se retrouve également dans les autres mois de l’année, notamment avec des hivers plus doux et des étés plus chauds. Toutefois, c’est bien le mois d’avril qui connaît la plus forte augmentation de température sur ces deux périodes.

  • Janvier : +0,50°C
  • Février : +0,42°C
  • Mars : +0,53°C
  • Avril : +0,61°C
  • Mai : +0,54°C
  • Juin : +0,40°C
  • Juillet : +0,48°C
  • Août : +0,37°C
  • Septembre : +0,45°C
  • Octobre : +0,40°C
  • Novembre : +0,38°C
  • Décembre : +0,47°C

Des conséquences sur l’agriculture et la biodiversité

Les arboriculteurs face au gel tardif

La hausse des températures en avril n’est pas sans conséquence sur l’agriculture, notamment pour les arboriculteurs qui voient leurs arbres fruitiers fleurir plus tôt que prévu. Ces derniers sont ensuite exposés à de forts risques de gel tardif, causant d’importants dégâts sur les récoltes et mettant en péril leur activité.

Le dérèglement du cycle de vie des espèces

L’augmentation des températures affecte également la biodiversité, avec des espèces qui voient leur cycle de vie perturbé. Les insectes pollinisateurs, par exemple, peuvent être plus actifs en avril en raison de la chaleur, ce qui peut entraîner une pollinisation prématurée des plantes et une mauvaise synchronisation entre les différentes espèces.

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Les nouvelles normales climatiques en France

À la fin du mois de juin 2022, Météo France a publié les nouvelles normales climatiques basées sur la période 1991-2020. Ces données permettent de mieux comprendre l’évolution du climat français et d’en mesurer les conséquences.

Comment sont calculées les normales climatiques ?

L’Organisation Météorologique Mondiale a défini des règles très claires concernant l’établissement des normales climatiques. Celles-ci sont calculées sur des périodes de 30 ans et actualisées tous les dix ans afin de refléter au mieux les changements climatiques.

Les régions les plus impactées par le réchauffement climatique

Si l’on observe une augmentation globale des températures en France, certaines régions sont plus touchées que d’autres. Parmi elles :

  • Le Sud-Ouest : avec des étés toujours plus chauds et secs, cette région est particulièrement exposée aux risques d’incendies et de sécheresse.
  • La montagne : les stations de ski voient leur enneigement diminuer d’année en année, menaçant ainsi leur activité économique.
  • Le littoral : la hausse du niveau de la mer et l’érosion côtière sont des problèmes majeurs pour les zones littorales, notamment en Bretagne et sur la côte atlantique.

Face à ces constats alarmants, il devient urgent d’agir afin de limiter les conséquences du réchauffement climatique et de protéger notre environnement. Le respect des engagements pris lors de l’Accord de Paris sur le climat est un impératif pour assurer un avenir plus sain et durable pour tous.

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