Alerte sécheresse : 75 % des nappes phréatiques en situation critique et des restrictions d’eau à craindre dans 50 départements ! »

Selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), les pluies de mars en France n’ont pas été suffisantes pour recharger adéquatement les nappes phréatiques. En effet, 80 % de ces nappes étaient déjà dégradées il y a un mois, et actuellement, 75 % d’entre elles affichent des niveaux modérément bas à très bas, ce qui confirme le risque avéré de sécheresse estivale dans certaines régions. En comparaison, au 1er avril de l’année précédente, seulement 58 % des niveaux étaient inférieurs aux normales. Et 2022 a connu une sécheresse historique.

Nord, Centre et Sud-Est en risque élevé de sécheresse estivale

Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) indique que l’incertitude demeure élevée pour certaines nappes, et que des pluies abondantes au cours du printemps pourraient permettre de maintenir ou de rétablir des niveaux satisfaisants. Néanmoins, selon le BRGM, une cinquantaine de départements en France, notamment dans le nord, le centre et le sud-est, présentent un risque très élevé de sécheresse, ce qui laisse présager un printemps et un été probablement difficiles.

En l’absence de précipitations très excédentaires au cours des prochaines semaines, des restrictions d’eau pourraient être mises en place dans ces régions.

Situations hétérogènes d’une région à l’autre

En mars, la France a connu un excédent de précipitations de 40 % au niveau national par rapport aux normales, selon Météo-France. Cependant, les situations ont été très hétérogènes d’une région à l’autre. Seules les nappes de la Bretagne à la Nouvelle-Aquitaine ont bénéficié d’épisodes significatifs de recharge.

En revanche, plusieurs autres régions, comme la Champagne, le couloir Rhône-Saône, le Roussillon ou la Provence-Côte d’Azur, affichent toujours des situations peu favorables, avec des niveaux de nappes qui demeurent très bas.

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Une recharge des nappes très insuffisante

Selon le BRGM, les pluies infiltrées en profondeur durant le mois de mars n’ont pas été suffisantes pour entraîner une amélioration significative de la situation. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la recharge des nappes effectuée cet automne et cet hiver, tous deux marqués par la sécheresse, demeure très insuffisante pour compenser les déficits accumulés depuis plus d’un an.

À partir d’avril, les épisodes de recharge devraient rester rares et peu intenses, sauf en cas d’événements pluviométriques exceptionnels.


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