Rapport du GIEC : Quelle avenir pour la planète ?

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Tous concernés à plus moyen long terme, le rapport du Giec met une nouvelle fois en évidence la fragilité des éléments qui permette la stabilité du climat.

Déjà au mois d’aout 2021, la partie dédié aux bases scientifiques du sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) le confirmait. La responsabilité de l’activité humaine dans le réchauffement climatique en cours est « sans équivoque ». La partie actuelle, consacré aux conséquences de ce réchauffement et aux moyens de s’y adapter, souligne la menace « grave et grandissante » qui « ne se cache pas au coin de la rue, mais qui affecte déjà la vie de millions de personnes dans le monde ».

La publication est le résultat du travail de quelque 270 auteurs issus de 67 pays. Le concentré de plus de 34.000 publications scientifiques. Un concentré qui montre qu’un réchauffement climatique de « seulement » quelque 1,1 °C provoque déjà de dangereuses perturbations de notre environnement et de nos sociétés. Entre 3,3 et 3,6 milliards de personnes vivent dans des régions considérées comme hautement vulnérables au changement climatique.

Quelques degrés qui veulent dire beaucoup

Les régions côtières seront rapidement les premiers concernant suite à l’élévation du niveau de la mer. La montagne n’est pas en reste avec la difficulté d’enneigement notamment pour le tourisme

terre assechee

Vagues de chaleur, sécheresses, inondations. Avec un réchauffement climatique de 1,5 °C, les aléas climatiques vont se multiplier. Et devenir encore plus extrêmes. En la matière, les jeux semblent déjà faits. Car nous pourrions bien déjà avoir émis trop de gaz à effet de serre pour ne pas atteindre cette limite. Mais si le réchauffement se poursuit au-delà, certaines conséquences deviendront irréversibles, assurent les experts.

« Les demi-mesures ne sont plus possibles », commente Hoesung Lee, président du Giec, à l’occasion de la publication du rapport. Des mesures, bien entendu, de réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre. Mais aussi, des mesures d’adaptation au changement climatique. Des mesures sur lesquelles ce deuxième volet du sixième rapport du Giec offre un nouvel éclairage. Il souligne notamment le potentiel de la nature à limiter les risques climatiques tout en améliorant la qualité de vie sur Terre.

« Les écosystèmes en bonne santé sont plus résilients au changement climatique et procurent des services vitaux comme la nourriture et l’eau potable, indique Hans-Otto Pörtner, coprésident du Groupe de travail II du GIEC. En restaurant les écosystèmes dégradés et en préservant efficacement et équitablement 30 à 50 % des habitats terrestres, océaniques et d’eau douce, la société profitera de la capacité qu’a la nature à absorber et à stocker le carbone et nous accéderons plus vite à un développement durable. Mais la volonté politique et un financement adéquat sont essentiels ». Une manière aussi certainement de combler les « écarts qui se creusent entre l’action engagée et ce qui est nécessaire pour faire face aux risques croissants ». Notamment au sein des populations à faible revenu.

Les principales alertes du GIEC

Vert.eco a décrypté pour nous les principales alertes du Giec et met en garde de façon clair sur les conclusions sombre du rapport :

  • Impact généralisé des impacts du changement climatique
  • Interdépendance du client, de l’homme et des écosystèmes
  • Limitation à 1.5°C pour que les dégâts restent maitrisables
  • Impact social et économique fort à moyen terme
  • La seule vraie bonne solution implique un volet de développement durable et équitable