Crise plastique imminente : Découvrez les mesures chocs du traité international tant attendu

Le traité très attendu, qui est en cours de négociation sous l’égide des Nations Unies et de son Programme pour l’environnement (Pnue), suscite une grande attente parmi les défenseurs de l’environnement. Pour influencer la rédaction de ce futur texte international visant à lutter contre la pollution plastique, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a publié aujourd’hui deux rapports techniques. Ces rapports tracent la voie vers une libération de l’humanité de sa dépendance aux plastiques.

Des mesures d’interdiction immédiate de fibres plastiques

Selon le WWF, le futur traité devrait inclure des mesures telles que l’interdiction immédiate des fibres plastiques inutiles présentes dans les lingettes humides, les filtres de cigarettes, les sachets de thé, ainsi que les articles à usage unique tels que les couverts en plastique, les assiettes, les gobelets, les cotons-tiges et les cigarettes électroniques jetables.

De plus, le WWF recommande que le traité garantisse l’élimination complète de ces produits nocifs d’ici à 2035 au plus tard, si leur interdiction immédiate n’est pas réalisable. Ces recommandations sont publiées par le WWF avant le deuxième cycle de négociations du traité, qui se tiendra à Paris du 29 mai au 2 juin.

Ces discussions ont pour objectif de parvenir à un traité juridiquement contraignant d’ici fin 2024 afin de résoudre cette crise majeure, qui menace la santé humaine et contribue à l’effondrement de la biodiversité.

Feuille de route détaillée à travers deux rapports

Identifier les plastiques les plus nocifs

Le premier rapport identifie les produits plastiques les plus nocifs en analysant leur composition, leurs utilisations, leur cycle de vie et leur impact écologique. Ces produits sont ensuite classés en différentes catégories, regroupées en deux principales classes. La première classe, appelée « classe I », concerne les produits qui peuvent être significativement réduits ou éliminés à court terme. La deuxième classe, nommée « classe II », concerne les produits qui nécessitent des mesures de contrôle mondiales pour promouvoir le recyclage, la gestion et l’élimination responsables.

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La classe I englobe non seulement les plastiques qui doivent être immédiatement interdits, mais aussi les bouteilles en plastique, la grande majorité des emballages alimentaires et des contenants de produits d’hygiène, ainsi que les fibres ou additifs plastiques présents dans les pneus, les vêtements et les cosmétiques. Ces derniers sont sources de microplastiques qui polluent l’eau et l’air.

Contrôler, réduire, éliminer

Le deuxième rapport propose ensuite des mesures de contrôle spécifiques visant à réduire et éliminer la production, la consommation et le commerce des plastiques de classe I, ainsi qu’à gérer de manière sûre les plastiques de classe II. Ces mesures prennent en compte les réalités socio-économiques et industrielles mondiales.

Vers un volume plastique quadruplé dans 15 ans si rien n’est fait

Marco Lambertini, un haut responsable du WWF, exprime une grande préoccupation face au système actuel où nous produisons des quantités de plastique bien supérieures à ce que les pays peuvent gérer de manière adéquate. Dans un communiqué, il met en garde en affirmant : « Selon les tendances actuelles, d’ici à 2040, la production mondiale de plastique doublera, les fuites de plastique dans nos océans tripleront, et le volume total de pollution plastique dans nos océans quadruplera ». Ces avertissements sont émis par l’ancien directeur général du WWF.

Le WWF rappelle que près de la moitié du plastique est utilisée pour des produits bon marché à courte durée de vie ou à usage unique, qui peuvent prendre des centaines d’années pour se dégrader. Le WWF souligne que la plupart de ces produits sont consommés dans les pays à revenu élevé et moyen supérieur. Marco Lambertini, souligne que l’industrie dispose de nombreuses technologies permettant de proposer des alternatives et des substituts plus durables. Il ajoute que les législations doivent inciter l’industrie à les mettre en œuvre.

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