Innovation : Découvrez comment cette entreprise révolutionnaire transforme les vieux textiles en vêtements neufs

Cette entreprise innovante basée près de Lille transforme les vieux textiles en fibres neuves pour créer des vêtements sans limite ! Induo, une société lilloise, a développé une technologie de recyclage textile inédite qui élimine le besoin de trier les textiles en fonction de leur composition. Grâce à la technologie Induo, la cellulose des textiles est extraite pour produire des fibres de viscose prêtes à être utilisées. »

Le textile : une industrie extrêmement polluante

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la plupart des vêtements usagés finissent enfouis ou incinérés, contribuant à un énorme gaspillage. Mais Induo, une entreprise basée près de Lille, met fin à cette folie en utilisant un procédé unique pour produire de nouvelles fibres textiles à partir des vêtements usagés.

Chaque année, les Européens se débarrassent de quatre millions de tonnes de textiles, dont seulement 10 % sont vendus d’occasion. En France, 244 000 tonnes ont été collectées en 2021, mais seuls un tiers sont réellement recyclés. Pauline Guesné, co-fondatrice d’Induo, souligne que c’est l’étape du tri qui pose le plus de problèmes pour le recyclage du textile, avec des lots mélangés sans distinction entre les fibres synthétiques, végétales ou animales. »

Une idée révolutionnaire de fabrication d’une nouvelle fibre textile

Induo résout le défi du recyclage en récupérant les textiles indésirables sans tri préalable. Alors que les méthodes traditionnelles recyclent les matériaux synthétiques en synthétiques et le coton en coton, Induo va plus loin. « Nous récupérons le vrac, tout ce que les autres rejettent, sans nécessité de tri », explique Pauline Guesné.

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Un processus à la pointe de l’innovation

Les textiles sont broyés et réduits en poudre, puis soumis à un processus chimique qui isole la cellulose des autres composants. À la fin de la chaîne, cette technologie baptisée Refact, désormais brevetée, produit de la fibre de viscose « neuve ». Cette fibre suit ensuite le processus traditionnel, passant entre les mains d’un filateur et d’un tisseur, jusqu’à la phase finale de la confection. « Les propriétés de cette fibre sont identiques à celles d’une fibre vierge, et elle est également 100 % recyclable », précise la cofondatrice d’Induo. »

Un impact environnemental fortement réduit

« L’environnement reste une préoccupation malgré le procédé de recyclage de l’entreprise, Refact. Comme tout processus de recyclage, il nécessite de l’eau, de l’énergie et des produits chimiques. Cependant, les impacts sont réduits. « Lorsque nous analysons le cycle de vie du fil, notre fibre est six fois plus écologique que le coton et deux fois plus que la viscose vierge« , assure Pauline Guesné, tout en soulignant que « la meilleure solution pour l’environnement est de donner une seconde vie aux vêtements plutôt que de les recycler ».

Cependant, il existe un « inconvénient » : un surcoût de 15 % par rapport aux fibres vierges. Malgré cela, l’entrepreneuse ne considère pas cela comme un obstacle à la vente de son produit, car « les grandes entreprises comme H&M ou Inditex ont fixé des objectifs ambitieux en matière de recyclage et la demande dépasse largement l’offre à ce jour ».

Un objectif ambitieux

Que réserve l’avenir pour Induo ? Selon l’entreprise, sa technologie est parfaitement au point. Cependant, l’étape suivante consiste à industrialiser le processus, ce qui n’est pas une tâche facile. Avec le soutien de l’État et d’Amazon, par le biais de son incubateur, Induo travaille activement pour mettre en place son premier pilote industriel d’ici 2026.

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Il s’agira d’une « mini-usine » représentant un investissement de sept millions d’euros. Mais l’ambition ne s’arrête pas là. D’ici 2030, l’entreprise a pour objectif de construire en France une usine de 300 millions d’euros, capable de produire 80 000 tonnes de fibres de viscose recyclée par an.

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