Urgence dans les Pyrénées-Orientales : la sécheresse atteint un niveau critique et des restrictions drastiques s’annoncent !

Depuis le début de l’année, le déficit en eau des Pyrénées-Orientales atteint 50% et s’élève à plus de 60% si l’on remonte jusqu’au mois de septembre 2022. La situation, très préoccupante, a déjà entraîné des restrictions dans l’utilisation de l’eau mais, si la pluie n’est pas au rendez-vous ces prochains mois, l’été s’annonce encore plus difficile. Pour y remédier, un plan de crise a été adopté le 22 mars pour réduire l’utilisation et protéger la ressource. Les particuliers et professionnels peuvent donc s’attendre à de nouvelles restrictions d’ici l’été.

Seize communes concernées

La sécheresse qui touche le département a atteint un niveau tel que seize communes pourraient être confrontées à une rupture d’approvisionnement en eau potable à court terme si la situation ne s’améliore pas. Dans cette région frontalière avec l’Espagne, le manque d’eau est très inquiétant. Bien que le mois de mars soit conforme aux précipitations moyennes annuelles à la station de Perpignan-Rivesaltes, le déficit accumulé sur les six derniers mois dans le département (213 mm de pluie contre une moyenne de 507 mm) est considérable.

Depuis le 5 février, la commune d’Oreilla n’est plus en mesure de fournir de l’eau potable à ses habitants. Pour pallier cette situation, des camions-citernes sont passés deux fois par semaine pour ravitailler la population de cette commune enclavée (25 habitants). Villefranche-de-Conflent a également dû être alimentée en eau. D’autres villages risquent de se retrouver dans une telle situation à court terme. Dans ce contexte, le préfet a placé le département en alerte sécheresse renforcée, dernier niveau avant l’instauration de restrictions drastiques.

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Cours d'eau à sec
Cours d’eau à sec

Déficit considérable des précipitations

Les précipitations sont beaucoup plus faibles que la normale entre septembre et février. Le déficit pour ces trois premiers mois s’élève à 50 %. Henri Got, ancien président de l’université de Perpignan et hydrogéologue, a dit à France Bleu Roussillon qu’il faudrait qu’il pleuve de manière continue pendant un à deux mois pour augmenter le niveau des nappes d’eau dans les Pyrénées-Orientales. Selon lui, si nous avons le même été que l’année dernière, certaines villes sur le littoral et en plaine pourraient manquer d’eau.

Les habitants et les professionnels vivent des conséquences déjà nombreuses. Les agriculteurs, dont les prélèvements dans la Têt sont grandement restreints par une décision du tribunal administratif, sont dans une situation délicate. L’activité de centaines d’exploitants est en danger. La présidente de la chambre d’agriculture, Fabienne Bonet, a exprimé cette position lors de la réunion d’urgence à la préfecture le 22 mars : « il y a et il y aura des pertes dramatiques dans les exploitations des Pyrénées-Orientales ».

Rupture eau potable

Un plan de crise en cours

Le préfet Rodrigue Furcy a présenté un plan de crise afin de prévenir les conséquences désastreuses de l’été qui approche. Ce plan en dix points, vise à sensibiliser le public aux économies d’eau et à prendre des mesures urgentes. Parmi ces mesures, on trouve la recherche et la réparation des fuites sur les 15 réseaux d’eau potable à rendement faible, ce qui pourrait permettre deux à trois millions de mètres cubes d’eau en moins. Une autre mesure est le lancement d’un plan pour réduire la vulnérabilité des canaux, alors que certains sont déjà à sec.

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Il est nécessaire de prendre des mesures supplémentaires telles que la réutilisation des eaux usées ou la dessalinisation de l’eau de mer pour répondre à la pénurie à court terme. Il est donc urgent de sensibiliser les entreprises, en particulier les plus grandes consommatrices d’eau, aux conséquences de l’éventuelle restriction de l’accès à l’eau. Il est également important de prendre en compte les effets de la pénurie d’eau sur la lutte contre les incendies, en particulier en cas de périodes de fortes chaleurs.

Il y a de fortes inquiétudes concernant la période estivale. Celle-ci est présente dans tous les esprits, car le tourisme, une des principales activités économiques du département, risque d’entraîner une augmentation des tensions en matière d’eau et de subir lui-même de graves conséquences. A ce jour, aucune mesure n’a été prise pour éviter une telle situation, et tout le secteur redoute le passage en mode crise.

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