Des mesures et des contrôles insuffisants malgré l’accroissement alarmant de la déforestation par les grandes entreprises

Le désastre écologique a de nombreux visages, et le plus effrayant d’entre eux pourrait être celui de la déforestation. Alors que la prise de conscience du changement climatique, de l’appauvrissement de la biodiversité et de la destruction des écosystèmes est plus que jamais d’actualité, les entreprises qui sont à l’origine de ces problèmes devraient s’efforcer de réduire leur impact. Mais vont-elles réellement engager des actions concrètes pour y parvenir, et non se contenter de faire des engagements de façade ?

La déforestation ne cesse de croître

La déforestation est l’une des conséquences tragiques de l’expansion des activités humaines, et est principalement causée par l’exploitation du bois, l’extension des cultures agricoles et des villes. Cet effondrement mondial s’accélère d’année en année, et a un impact particulier sur les pays tropicaux, alors que les pays développés des zones tempérées ont entrepris un reboisement lent depuis 30 ans.

Cependant, c’est en grande partie pour répondre à la demande des pays développés que les pays du Sud se défrichent massivement. L’Union européenne, consciente de l’impact négatif de la déforestation, a décidé de proposer une loi qui garantira que les produits vendus dans l’UE n’ont pas contribué récemment à la déforestation (après le 31 décembre 2020). Bien que ces efforts soient louables, les entreprises concernées par la déforestation font-elles suffisamment d’efforts pour la réduire?

Des contrôles insuffisants

Les grandes entreprises ont une influence considérable sur la déforestation et le non-respect des droits humains qui l’accompagnent. Le rapport annuel de Forest 500 étudie les politiques et activités de ces organisations les plus susceptibles de soutenir ou d’intégrer de la déforestation dans leur chaîne d’approvisionnement et leurs investissements.

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Malheureusement, le rapport montre que 40 % des 500 organisations étudiées ne mettent rien en place. Même parmi celles qui ont des engagements, beaucoup ne contrôlent pas assez leur mise en œuvre, ce qui signifie que la déforestation peut encore avoir lieu. Il est donc essentiel de poursuivre les efforts pour que ces entreprises prennent leurs responsabilités afin de corriger leur impact sur l’environnement.

Le secteur financier dans le viseur

Le secteur financier est considéré comme étant en retard dans le domaine de la protection de l’environnement, apportant 6 000 milliards de dollars à des entreprises qui peuvent contenir de la déforestation dans leurs chaînes d’approvisionnement. Le rapport souligne que les gouvernements ne font pas assez pour combattre la déforestation.

Bien que beaucoup d’entre eux aient pris des engagements à la COP 26 de 2021 ou en signant l’accord de Paris, la majorité n’ont pas encore mis en place de politiques d’action concrètes. Le rapport recommande également à l’UE et au Royaume-Uni d’étendre leurs engagements en incluant leurs secteurs financiers dans leurs lois.


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