Scandaleux : Un alpiniste français découvre une montagne de déchets plastiques dans l’Himalaya, révélant l’urgence d’une action mondiale !

Un explorateur français et son équipe ont découvert une quantité impressionnante de déchets plastiques dans l’Himalaya, alors que des négociations mondiales sont en cours pour lutter contre cette pollution. Cette découverte met en évidence l’ampleur du problème et souligne la nécessité d’une action concertée.

Un spectacle déplorable

Un explorateur français et son équipe viennent de retrouver dans l’Himalaya 1,6 tonne de déchets plastiques, alors que s’ouvrent des négociations pour tenter de juguler cette pollution au niveau mondial.

« C’est une vraie décharge. Derrière chaque rocher, on trouve quantité de bouteille d’oxygène, de conserves, des toiles de tente, des chaussures, c’est vraiment aberrant », témoigne Luc Boisnard depuis le Népal, au retour d’une première tentative d’escalade du Makalu, 8.485 mètres, où il espère remonter prochainement.

La lutte contre la pollution des sommets

L’objectif de ce chef d’entreprise de 53 ans, alpiniste de longue date, est de dépolluer les hauts sommets qui pour beaucoup « sont aussi devenus de gigantesques poubelles ». Nom de l’opération et de l’association qu’il a créée autour de ce projet : Himalayan Clean-Up. En 2011, une opération similaire, intitulée Saving Mount Everest (Sauver l’Everest) et menée par des Autrichiens, avait déjà retiré neuf tonnes de déchets.

Les déchets abandonnés pour alléger les bagages

L’expédition sur le Makalu, partie fin mars, est sa deuxième après une ascension de l’Everest en 2010. En parallèle un autre membre de l’association vient tout juste de redescendre de l’Annapurna (8.091 m). De ces deux ascensions, les deux hommes, aidés chacun d’une dizaine de sherpas, ont déjà ramené 3,7 tonnes de déchets, dont 45 % de plastiques (1.100 kg sur le Makalu et 550 kg sur l’Annapurna).

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Une nouvelle illustration de l’omniprésence de cette matière dérivée du pétrole, alors que s’ouvre lundi à Paris le deuxième cycle de négociations pour tenter d’élaborer d’ici fin 2024 un traité juridiquement contraignant sous l’égide des Nations unies pour mettre fin à la pollution plastique.

Les conséquences à long terme

Certains déchets jetés dans les glaciers himalayens ne réapparaîtront que dans 200 ans, dénonce Luc Boisnard. Ces plastiques se désagrègent lentement, polluant durablement les paysages et les rivières.

Une étude scientifique réalisée en 2019 a également révélé la présence de microplastiques au-delà des 8 000 mètres d’altitude, y compris dans la neige.

 

Au-delà de la question des déchets, le futur traité plastique cherchera à réduire l’utilisation et la production de plastique, qui a plus que doublé en vingt ans pour atteindre 460 millions de tonnes par an. À moins que des mesures ne soient prises, ce chiffre pourrait tripler d’ici 2060. Il est donc crucial d’agir pour résoudre ce problème mondial et préserver l’environnement.

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