Des militants d’Extinction Rebellion en action pour défendre les écosystèmes et les terres arables menacés par la construction de l’A69

Des militants d’Extinction Rebellion se sont installés dans les arbres pour bloquer l’avancement des travaux de la future A69. Suite à l’autorisation des préfets du Tarn et de la Haute-Garonne la semaine dernière, les travaux de construction de l’autoroute Toulouse-Castres, très controversée, ont commencé.

Un axe autoroutier très controversé

Des militants d’Extinction Rébellion ont mené une action ce mercredi matin à Teulat, à la frontière du Tarn et de la Haute-Garonne, dans le but de bloquer le plus possible l’avancée des travaux de la future autoroute A69 entre Castres et Verfeil. Le coup d’envoi des travaux a été donné lundi et l’axe payant devrait permettre de gagner vingt-trois minutes de trajet entre la sous-préfecture du Tarn et la Ville rose. Les militants sont opposés à la construction de cet axe.

Lundi, une entreprise mandatée par Atosca a débuté l’abattage des pins et des cèdres situés le long de l’axe. Ce mercredi, pour contrecarrer les travaux des bûcherons, trois militants écologistes ont pris l’initiative de grimper dans l’un des arbres. Le collectif citoyen « La Voie Est Libre », qui s’oppose depuis longtemps à l’infrastructure, soutient l’action des militants et dénonce une « passation de pouvoir ».

La mise en chantier intervient quelques jours après que les préfets de la Haute-Garonne et du Tarn ont délivré jeudi dernier les autorisations environnementales pour ce projet. Ce n’est pas la première action de terrain des activistes. Les services de l’Etat ont dénoncé avec force ces actions illégales visant à bloquer des travaux pour lesquels une autorisation en bonne et due forme avait été donnée. Pour mettre fin à cela, le groupement de gendarmerie du Tarn a placé en garde à vue les trois militants impliqués.

Les militants dénoncent un « écocide »

Plusieurs associations de défense de l’environnement et riverains de la future autoroute ont décidé de contester les décisions préfectorales devant le tribunal administratif. À l’appui de leur recours, elles se réfèrent à une réserve de la commission d’enquête publique chargée d’évaluer l’impact environnemental de ce projet. Il est demandé de réduire le coût du péage de 33 %, et les commissaires enquêteurs ont souligné que ce projet entraînerait une perte importante de terres agricoles et naturelles, « incompensable ».

Les trois militants sont en garde à vue, suite à leur action de terrain contre le projet qu’ils jugent «écocide». Si cette autoroute était construite, les conséquences pour l’environnement seraient désastreuses : hausse des inondations, changements du lit des rivières, perte de biodiversité, et pollution dues aux véhicules et à la gestion des plateformes autoroutières. 366 hectares de terres arables seraient alors transformés, et de nombreuses personnes seraient contraintes de quitter leur métier.


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