L’empreinte carbone liée à la consommation de nourriture pour chiens et chats ne devrait plus être négligée

Depuis 2009, les professeurs Brenda et Robert Vale ont démontré dans un ouvrage intitulé « Il est temps de manger le chien » que la consommation de viande par nos compagnons domestiques, notamment les chiens et chats, avait des conséquences importantes sur l’environnement. Un constat bien trop souvent négligé qui pourtant mérite toute notre attention, d’autant plus à l’heure actuelle, alors que notre planète est en proie à une crise écologique sans précédent.

Comprendre l’empreinte carbone liée à la consommation de viande animale

Une étude menée par le WWF en 2008, et basée sur des données du FAO (Fonds des Nations-Unies pour l’alimentation et l’Agriculture), révèle que l’agriculture représente 14 % des émissions globales de gaz à effet de serre, ce qui en fait l’un des principaux contributeurs au changement climatique. Si 50 % de ces émissions sont imputables à la production du bétail, il convient de souligner que 18,5 % sont attribuables à l’élevage des animaux destinés à être vendus comme produits alimentaires pour humains, et 3,1 % à la production de viande pour animaux de compagnie.

La consommation de viande par nos chiens et chats engendre donc une empreinte carbone plus faible que celle provoquée par l’industrie de la viande pour humain. Mais il serait erroné de penser que cette différence suffit à annuler les impacts environnementaux causés par cette consommation. En effet, chaque année, autour de 68 millions de tonnes de viandes sont consommées à travers le monde par nos amis à quatre pattes. Une quantité colossale qui a des effets non négligeables sur l’environnement.

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Quels sont les principaux impacts sur l’environnement ?

Les principales sources de pollution liées à l’alimentation des animaux de compagnie sont :

  • L’utilisation de carburants fossiles pour fabriquer des aliments industriels destinés aux chiens et aux chats ;
  • Leur production, finalement assez similaire à celle des produits destinés aux humains ;
  • Leur transport et leur conservation ;
  • Leur mise en sacs plastiques et leur conditionnement.

Ainsi, si la consommation de viande par nos compagnons adopte une forme moins intensive que celle conçue pour l’homme, elle reste malgré tout susceptible d’engendrer des conséquences graves sur l’environnement, notamment en matière de pollution atmosphérique, de gaspillage d’eau et de perte de biodiversité.

Végétarisme : l’alternative pour un monde meilleur ?

Aujourd’hui, face à cette problématique, les solutions sont encore rares et peu exploitées. Alors que le végétarisme tend à s’imposer lentement chez les humains, les scientifiques et vétérinaires s’accordent tous sur le fait qu’il n’est pas nécessaire pour les chiens et les chats d’adopter un régime strictement végétarien. L’association Humane Society International propose toutefois deux alternatives pour lutter contre l’empreinte carbone liée à la consommation de viande des animaux de compagnie :

  • Privilégier des produits issus de l’agriculture biologique et durable ;
  • Limiter sa consommation de viande en optant pour des ingrédients alternatifs à base de poisson ou de volaille.

Ces petites actions peuvent sembler anodines, mais elles auront un impact important si nous nous y mettons collectivement dès maintenant. Et si nous nous mobilisions pour inciter les marques à proposer des produits durables et bios pour nos compagnons à quatre pattes ?

Quelles actions à mener ?

Malgré une prise de conscience accrue concernant l’impact que la consommation de viande par nos animaux domestiques peut avoir sur l’environnement, ce phénomène n’a pas encore été abordé de manière significative. Les entreprises commercialisant des produits alimentaires pour animaux de compagnie peinent à appliquer une politique commerciale fondée sur la durabilité, notamment en raison des coûts de production qui augmentent inévitablement avec le passage à des produits bios et issus de l’agriculture durable.

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Pourtant, si rien n’est fait pour limiter l’empreinte carbone des animaux domestiques, il est à craindre que cette consommation ne devienne un sérieux obstacle à la réduction des émissions et à la limitation des impacts environnementaux de l’agriculture. Il appartiendra donc à chaque propriétaire d’animal de prendre les bonnes mesures pour protéger l’environnement et offrir à son compagnon à quatre pattes une alimentation saine et respectueuse de l’environnement.


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