Pollution plastique : Découvrez pourquoi les États Unis défendent (encore) le plastique lors des négociations entre 175 pays à Paris !

Alors que 175 pays se réunissent à Paris pour négocier un futur traité visant à lutter contre la pollution plastique, les États-Unis affirment que le texte ne devrait pas « diaboliser » le plastique.

Les États-Unis s’engagent à parvenir à un accord international ambitieux pour mettre fin aux rejets de plastique dans l’environnement d’ici 2040, conformément aux engagements du G7. Jose W. Fernandez, sous-secrétaire d’État américain à la croissance économique, à l’énergie et à l’environnement, dirige une équipe de 40 négociateurs à Paris.

Les États-Unis préconisent une approche flexible pour le futur traité, s’opposant à une approche prescriptive qui dicterait les mesures à prendre. L’efficacité réelle du traité suscite des inquiétudes parmi les ONG. Les négociations délicates avec 175 pays se poursuivront jusqu’à la fin de 2024.

La pollution plastique, un défi environnemental de notre époque

Les États-Unis considèrent la lutte contre la pollution plastique comme l’un des défis environnementaux majeurs de notre époque. Ils soulignent également la dimension de justice de cette question, car ce sont souvent les pays pauvres qui en subissent les conséquences.

Les pays occidentaux, en tant que principaux producteurs et consommateurs de plastique, portent une responsabilité importante. Les États-Unis reconnaissent la nécessité d’un soutien financier et affirment que leur système de collecte est de bonne qualité, contribuant à moins de 1 % de la pollution des océans.

Laisser chaque pays trouver sa propre voie

Les États-Unis estiment que chaque pays doit être clair sur l’objectif de réduction de la pollution plastique, mais ils insistent sur le fait que chaque pays devrait avoir la liberté de choisir ses propres mesures pour y parvenir. Ils mettent également l’accent sur la nécessité de permettre l’innovation dans le cadre des traités.

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Les enjeux juridiques et les émissions de gaz à effet de serre

Les États-Unis soulèvent la question de la portée juridique du traité. Certains membres de la Coalition pour la haute ambition estiment qu’une partie du traité devrait être juridiquement contraignante, tandis qu’une autre partie ne le serait pas.

Le ministre américain affirme que le cycle de vie et les émissions de gaz à effet de serre des plastiques sont souvent inférieurs à ceux d’autres matériaux comme le verre ou l’acier. Cependant, il reconnaît que la contribution du plastique aux émissions mondiales est de 3,4 % et que ce chiffre pourrait augmenter considérablement à l’avenir.

Un marché qui représente des dizaines de milliards de dollars

L’industrie américaine du plastique, comprenant des géants tels qu’ExxonMobil ou Dow Chemical, représente des dizaines de milliards de dollars aux États-Unis. Le gouvernement américain est déterminé à défendre les avantages des polymères.

Les États-Unis mettent en avant les avantages du plastique, notamment son poids léger et son empreinte carbone réduite en termes de transport. Ils estiment que les risques toxiques, liés aux additifs potentiellement cancérigènes, devraient être traités au niveau national en fonction des situations spécifiques de chaque pays.

Les États-Unis rappellent qu’il y a des utilisations du plastique qui seront difficiles à remplacer à court terme, comme dans l’aviation ou l’automobile.

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