Votre crème solaire peut-elle détruire les récifs coralliens ?

La nécessité d’utiliser une protection solaire est reconnue par tous lorsque le soleil se montre à la belle saison. Protéger sa peau des rayons UV est indispensable pour éviter le vieillissement cutané et de possibles cancers de la peau. Cette attitude protectrice est souvent accompagnée d’un certain relâchement dans le choix des produits solaires. Pourtant, bien que moins connus, certains composants de ces produits pourraient avoir un impact très néfaste sur l’environnement marin. En effet, des études récentes ont mis en évidence l’impact destructeur du déversement de crèmes solaires sur les récifs coralliens, qui font déjà face à la pollution et au réchauffement climatique.

En 2023, alors que l’inquiétude des consommateurs a grandi, plusieurs initiatives sont apparues pour trouver des solutions à ce problème. Dans cet article, nous vous proposons de connaître l’origine et les conséquences de ce phénomène, mais aussi quelques astuces pour opter pour des crèmes solaires plus respectueuses de l’environnement.

L’oxybenzone : responsable des dégâts causés aux récifs coralliens

On compte chaque année entre 4 000 et 6 000 tonnes de crèmes solaires rejetées sur les récifs coraliens. Parmi les ingrédients présents dans les produits solaires, l’oxybenzone est celui dont on soupçonne le plus fortement la toxicité pour l’environnement. Les chercheurs de l’Université de Stanford ont d’ailleurs attribué à cet oxyde le rôle principal dans les destruction des récifs coralliens, en 2018.

La concentration en oxybenzone est telle dans certaines zones, que les conséquences peuvent être dramatiques. Ainsi, des scientifiques ont pu observer des coraux blanchis ou encore des stress oxydatifs chez les organismes marins sensibles.

A lire aussi  Scandale de l'eau potable en France : Un tiers de l'eau contaminée par un pesticide interdit depuis 2019, selon un rapport alarmant de l'Anses

Crèmes solaires bio et sans nanoparticules : une solution efficace ?

Face à l’apparition de cette problématique, il est primordial de trouver des alternatives à l’utilisation des crèmes classiques. Pour cela, Haereticus Environmental Lab publie chaque année une liste des produits solaires non nocifs pour l’environnement.

Les filtres minéraux comme le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc sont généralement recommandés, car ils sont moins à risque que l’oxybenzone. De plus, si elles ne contiennent pas de nanoparticules, les crèmes solaires restent efficaces tout en étant absorbées par les coraux.

Certaines marques mettent en place des stratégies pour verdir leur image

Les différentes boîtes de cosmétiques voient l’occasion de verdir leur image de marque, face à la pression des consommateurs. L’entreprise L’Oréal a ainsi investi un milliard d’euros chaque année en recherche et développement pour trouver la crème solaire moins polluante.

D’autres marques font aussi des efforts significatifs, comme EQ. Cette gamme française propose des soins solaires éco-responsables, certifiés bio et complètement respectueux du milieu marin. Des formats variés adaptés à toute la famille sont disponibles.

Notre sélection de crèmes solaires pour protéger la planète

La crème solaire Bio SPF 50 est une autre alternative intéressante, validée par le label Cosmébio. Elle assure une haute protection contre les rayons UVB, UVA et UVA longs, sans aucun ingrédient controversé.

Pour une texture agréable après application, optez pour la Crème Solaire IP20 Microfluide Protecteur de Garnier Ambre Solaire. Formulée sans silicone, ni parabènes, ni huiles minérales, elle est aussi très efficace et certifiée bio.

Si vous souhaitez aller encore un cran plus loin, des marques spécialistes des cosmétiques naturelles offrent des crèmes solaires 100% biodégradables et vegan. On peut citer par exemple, Zao Make Up, Cabana Sun Care ou encore Kavella Skincare.

A lire aussi  Alerte ! Un pesticide cancérigène trouvé dans l'eau potable des Hauts-de-France : les autorités tardent à agir !

Des mesures gouvernementales positives et des campagnes de prévention

Plusieurs actions visent à sensibiliser le public et responsabiliser les utilisateurs quant à la toxicologie des produits solaires. Ces initiatives concernent les particuliers, mais aussi les professionnels du tourisme qui ont un rôle important à jouer. Ainsi, en 2020, la France a mis en place un dispositif innovant, appelé Tourisme Durable & Responsable (TDR). Il s’agit d’une labellisation qui permet de distinguer les acteurs de l’industrie touristique qui prennent des engagements concrets pour protéger l’environnement.

Par ailleurs, des campagnes de communication sont menées par diverses associations et organismes pour promouvoir l’utilisation des crèmes bio et soutenir la préservation des récifs coralliens. Haereticus Environmental Lab finance par exemple des programmes de nettoyage des plages pour que les baignades se fassent en toute sécurité pour notre santé et celle de l’environnement.

En conclusion, le sujet soulevé dans cet article est complexe et mérite d’être plus approfondi. Alors que les politiques vertes se développent, il est essentiel de faire des choix conscients en matière de produits solaires. Une crème solaire bio, sans oxybenzone ni nanoparticules peut très bien être efficace et respectueuse de l’environnement. De plus, les labellisations et les campagnes de préventions menées par diverses organisations doivent être encouragées. Elles sont indispensables pour sensibiliser les jeunes générations et passer à un modèle durable pour le tourisme et la beauté.

Nul besoin donc d’aller jusqu’à une interdiction absolue des produits solaires traditionnels. Mais grâce à des crèmes plus naturelles et plus durables, vous pouvez à la fois profiter des beaux jours et contribuer à la sauvegarde des récifs coralliens !


Nos autres articles sur le sujet

Share via
Copy link