La tonte différenciée : une approche révolutionnaire pour un paradis naturel et économique

Il est possible d’avoir un jardin beau et agréable, rempli de fleurs, sans recourir à la traditionnelle pelouse tondue très courte. un jardin géré avec une tonte différenciée ne ressemble plus au jardin traditionnel, il adopte plutôt l’apparence d’un jardin sauvage domestiqué. Introduire un peu d’ordre dans ce « chaos » organisé permet aux amateurs de gazon anglais de garder une certaine emprise sur leur jardin. Cela constitue à la fois un geste écologique crucial et une décision économique avisée !

La gestion différenciée d’une pelouse, c’est quoi ?

La gestion différenciée, également connue sous le nom de tonte raisonnée, est une approche durable de la tonte qui favorise la biodiversité et la santé du sol, rétablissant ainsi l’écosystème des jardins. Elle consiste à tondre moins fréquemment et de manière sélective, en laissant des zones partiellement « ensauvagées ».

 

Comparaison entre la tonte classique et la tonte différenciée

Vulnérabilité aux maladies et aux ravageurs

Le gazon est un milieu assez pauvre, avec une faible diversité de plantes. Cette limitation en termes de variétés rend le gazon plus vulnérable aux maladies et aux ravageurs.

En revanche, les prairies et les zones où l’herbe pousse librement sont des milieux riches, abritant de nombreuses espèces végétales différentes (y compris des espèces rares). Ces espaces attirent de nombreux insectes, y compris des auxiliaires précieux pour les jardiniers, tels que les pollinisateurs et les prédateurs de parasites.

Monoculture, ruissellement, érosion

La monoculture de quelques types d’herbes, que l’on ne laisse pas se développer en surface, entraîne également un développement limité du système racinaire, ce qui empêche l’eau de pluie de pénétrer profondément dans le sol. Cela conduit à la formation d’une couche compactée à la surface, favorisée par la faible hauteur des végétaux, ce qui entrave l’infiltration de l’eau, entraînant le ruissellement et l’érosion.

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En revanche, une prairie composée de multiples espèces végétales, laissées libres de pousser, développe un réseau racinaire dense et profond, permettant à l’eau d’être absorbée par le sol, même lors de fortes pluies. Ainsi, il y a peu ou pas de ruissellement ni d’érosion.

Perte de biodiversité

La tonte ras empêche les graminées de se développer et, plus important encore, d’atteindre la phase de floraison, ce qui limite davantage la biodiversité.

Les prairies, quant à elles, fleurissent abondamment, offrant une source de nourriture pour les maillons inférieurs de la chaîne alimentaire, notamment les insectes, qui à leur tour nourrissent des organismes plus grands, et ainsi de suite.

Un sol qui se réchauffe

La tonte rase du gazon expose le sol au vent desséchant et aux rayons UV, ce qui le rend trop chaud et inhospitalier pour les insectes et autres organismes qui y vivent.

En revanche, les herbes hautes des prairies offrent une protection contre les rayons UV, tant pour la vie au-dessus que pour celle en dessous du sol. De plus, les parties aériennes des herbes hautes capturent l’humidité présente dans l’air, formant de fines gouttelettes qui se condensent sur les tiges et humidifient le sol, créant ainsi un microclimat bénéfique juste au-dessus de la surface du sol. Cette humidité profite à tous les organismes vivants, y compris aux racines des plantes que vous cultivez au milieu ou à proximité de la prairie, ce qui permet d’économiser sur les arrosages.

Appauvrissement des sols

Lorsqu’on tond un gazon et qu’on ramasse les résidus de tonte, on appauvrit le sol (heureusement, le mulching devient de plus en plus répandu de nos jours). Ces déchets de tonte sont souvent jetés en déchetterie au lieu de servir d’engrais pour le sol, ce qui nécessite l’utilisation d’engrais pour compenser la perte de fertilité.

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En revanche, une zone enherbée où les végétaux meurent et restent sur place s’enrichit en humus à chaque saison et n’a pas besoin d’apports extérieurs pour obtenir les nutriments dont elle a besoin.

Emission de CO2

Un gazon tondu libère le peu de CO2 qu’il a accumulé pendant sa croissance.

Les herbes hautes, quant à elles, retiennent le CO2, qui est intégré dans le sol lors de leur décomposition.

Temps et énergie gaspillés

L’utilisation hebdomadaire d’une tondeuse nécessite du temps et de l’énergie, à la fois la vôtre et celle utilisée pour faire fonctionner la tondeuse (électricité ou carburant). De plus, l’utilisation d’une tondeuse entraîne une pollution sonore et olfactive, ainsi que la libération de particules fines, surtout dans le cas d’une tondeuse thermique.

En revanche, la prairie ne produit aucune pollution et certains végétaux peuvent même absorber des polluants.

La tonte fréquente et courte d’une pelouse génère une grande quantité d’herbe coupée qui dépasse rapidement les besoins en paillage et en matière verte pour le compost. Grâce à la tonte différenciée, la quantité d’herbe coupée reste gérable.

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