Découvrez les chiffres alarmants de l’impact environnemental des objets numériques de leur fabrication à leur utilisation

Une étude présentée au gouvernement en janvier 2023 indique que si aucune mesure n’est prise pour limiter l’empreinte carbone liée au numérique, elle pourrait tripler d’ici 2050. Toutefois, des réductions sont possibles si nous limitons notre consommation de loisirs numériques et privilégions les communications par fibre au lieu des mobiles, ce qui pourrait mener à une baisse de 45 % de l’empreinte carbone du numérique.

La fabrication des objets numériques à l’origine de 80 % de l’empreinte numérique

Près de 80 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l’utilisation des équipements numériques proviennent de la phase de fabrication des produits. Cela signifie que même avant l’utilisation de ces appareils, ils sont à l’origine d’un grand volume de CO2. Seuls 5 % des émissions sont engendrées par les réseaux, et 16 % par les centres de données. Le fonctionnement des appareils ne représente donc qu’une faible part dans leur empreinte carbone. La fabrication d’équipements numériques consomme beaucoup de ressources naturelles.

En janvier 2023, un rapport co-signé par l’ADEME et l’Arcep et destiné au gouvernement révélait que les usages numériques d’une personne résidant en France génèrent environ 300 kg de déchets par an. Ce chiffre intègre les déchets électroniques et électriques (résultant de l’usure des appareils) et ceux liés à l’extraction des matières premières nécessaires à leur fabrication. De plus, si l’on prend en compte les ressources utilisées pour leur production, le chiffre monte à 949 kg par an.

Des chiffres encore plus alarmants d’ici à 2050

D’ici 2030, si aucune action n’est entreprise pour limiter l’impact environnemental du numérique et que les usages s’accroissent, la consommation de données sera multipliée par 6 et le nombre d’équipements connectés connaîtra une hausse de 65 %. En conséquence, l’empreinte carbone du numérique devrait atteindre 25 Mt CO2eq, soit une augmentation de 45 % par rapport à 2020. Par ailleurs, la consommation de métaux et minéraux augmentera de 14 %, et la consommation électrique finale en phase d’usage progressera de 5 % pour atteindre 54 TWh par an.

Les auteurs du rapport proposent l’utilisation de l’éco-conception, de la réparation et une consommation plus sobre du numérique pour réduire l’impact environnemental. Ces solutions peuvent augmenter la durabilité des appareils de 1 à 2 ans. L’ADEME et l’Arcep encouragent la limitation des équipements, l’utilisation de produits reconditionnés et la mutualisation des équipements. Il est également recommandé le remplacement progressif des équipements les plus gourmands en ressources, en particulier les téléviseurs, par des vidéoprojecteurs.


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