La pollution atmosphérique entraine un risque important de dépression selon une étude récente

Il semble que l’exposition à long terme aux polluants atmosphériques puisse avoir des effets négatifs plus vastes que ce qui était précédemment connu. Outre les conséquences déjà documentées sur le système respiratoire et cardio-vasculaire, des études récentes ont révélé que cela pourrait aussi être un facteur déclenchant pour la dépression.

La pollution pourrait engendrer la dépression

Une étude récente publiée dans la revue JAMA Psychiatry a analysé les dossiers médicaux de 389.000 patients britanniques âgés d’environ 56 ans, dont 13.131 ont développé une dépression. Les chercheurs ont établi un modèle pour connaître la concentration moyenne de polluants atmosphériques auxquels les patients ont été exposés sur l’année, basée sur leurs codes postaux.

Les résultats ont montré que les personnes vivant dans des zones à fort taux de pollution étaient 13% plus susceptibles de développer une dépression que celles vivant dans des zones à faible taux de pollution. Cependant, les auteurs de l’étude notent que le lien entre exposition à des polluants et dépression n’est pas linéaire, et que la relation entre les deux n’est pas nécessairement causale.

Il existe un lien entre la pollution de l’air et la mortalité, mais il ne s’agit pas d’une relation linéaire : elle augmente fortement au delà d’un taux de concentrations de polluants relativement faibles, mais tend à se stabiliser par la suite. Les auteurs de l’étude suggèrent que des normes plus strictes devraient être mises en place, car de nombreux pays n’ont pas encore atteint les nouvelles recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de 2021.

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Une interdépendance entre pauvreté et exposition aux polluants

Les chercheurs ont récemment exploré le lien entre la pauvreté et la dépression dans une étude qui a révélé que la pollution atmosphérique pourrait être un facteur sous-estimé. Dans le cadre de cette étude, des chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 8,9 millions de patients âgés de 64 ans et plus, dont 1,52 million ont développé une dépression entre 2005 et 2016.

Pour chaque code postal, une carte de la pollution a été créée afin de déterminer si elle était un facteur contributif à la dépression. Les résultats indiquent que la pollution atmosphérique a effectivement un impact significatif sur l’apparition de la dépression chez les personnes âgées.

Les chercheurs ont découvert que les personnes à faible revenu sont plus susceptibles de développer une dépression. Bien que ce constat ait déjà été fait par le passé, cette étude révèle également une interdépendance possible entre le statut socio-économique et l’exposition aux polluants. En effet, les personnes à faible revenu habitant dans des zones fortement polluées seraient plus exposées à des polluants qui pourraient accélérer le développement de la dépression.


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